Des insomnies à une nouvelle Vie
J’avais 25 ans, et je me souviens comme si c’était hier de ce petit corps de 3300 g posé sur le mien, miraculeusement sorti de moi après de longues heures. À partir de ce moment, une énergie inconnue mais puissante s’est imposée : mon instinct de mère. Jamais je n’aurais imaginé sa force. Cette pulsion qui fait qu’il me fallait désormais protéger cette vie, même au détriment de la mienne.
La responsabilité que j’y mettais, l’épuisement de mon accouchement de 16 heures et les têtées toutes les heures… Sans doute grouillaient aussi dans mon inconscient des choses que j’avais contenues jusque-là. Dès lors, je ne dormais presque plus. Je n’arrivais plus à me rendormir entre les tétées ; l’endormissement, s’il avait lieu, était très long, ou je m’endormais enfin pour me réveiller une à quatre heures plus tard. Rarement plus. Cela a duré un an et demi.
Les analyses médicales ne révélaient rien. Je ne voulais pas prendre de somnifères, car je sais qu’ils attaquent le foie, qui gère les émotions. Ensuite, on risque de devoir prendre aussi des antidépresseurs. Je ne voulais rien de cela.
Il y avait tellement de thérapeutes et de remèdes. À qui m’adresser ?
J’ai décidé d’apprendre la radiesthésie pour pouvoir tester ce et ceux qui m’aideraient.
Parfois, j’aurais eu envie de me taper la tête contre un mur ou de m’arracher les cheveux pour que cela s’arrête. Une nuit, j’ai eu une prise de conscience : « Je ne dors pas, mais je n’ai mal nulle part. Il y a des gens qui ne dorment pas à cause de douleurs, pas moi. » Cela m’a permis d’arrêter de lutter contre cette situation.
Petit à petit, l’armure de contrôle que je m’étais construite pour me donner une soi-disant sécurité s’est effritée. Je me suis enfin rendue présente à ma sensibilité. Je l’ai considérée, écoutée. Elle m’a guidée. J’ai cheminé vers moi-même.
Certains traumas d’enfance et la peur qu’il arrive quelque chose à ma fille me mettaient en vigilance. Puis, sur la durée, les organes sursollicités se sont déréglés et les insomnies sont devenues chroniques.
À fleur de peau, je me suis rendu compte que l’environnement et certaines énergies psychiques, dont je découvrais la réalité de façon palpable, avaient aussi un impact sur mon sommeil.
J’ai résolu mes insomnies après une sorte d’allergie : j’éternuais et je larmoyais. J’ai pris une grosse dose de spagyrie (remède naturel) et tout est sorti. J’ai pleuré et écrit toute la nuit, puis j’ai redormi profondément.
Ma sensibilité, elle, est restée. Et j’ai vraiment eu envie de la mettre au service du bien-être des autres. Alors j’ai étudié la géobiologie, qui analyse les facteurs environnementaux et les neutralise.
Ensuite, je me suis aperçu que l’environnement était important, mais qu’il fallait aussi regarder les énergies subtiles des gens. Et j’ai eu envie d’offrir les moyens de devenir plus autonomes, de former les personnes à apprivoiser et mettre à contribution leurs propres perceptions, sensibilité, intuition.
Ces insomnies interminables m’ont ouvert des dimensions insoupçonnées. J’en ai fait un levier vers une nouvelle voie professionnelle, qui m’amenait plus de sens, de possibilités d’action et de bien-être.
Depuis, j’ai la conviction profonde que l’on peut faire de toute épreuve une ressource qui expanse notre réalité et notre identité.
Enfant, je rêvais d’être une fée. Jamais je n’aurais soupçonné que réellement, je m’occuperais d’invisible et d’alchimie énergétique la plupart de mon temps.
Elisa Beelen
Oeuvre avec détermination pour exprimer son Essence et vous accompagne avec joie dans cette voie !
